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Sources : www.lamontagne.fr
Plusieurs dizaines d'accidents d'avion ont eu lieu entre l'est de la Haute-Loire et l'ouest de l'Ardèche depuis 1943. Et aussi quelques observations d'ovnis...

La carte des accidents dans la zone depuis 1943. Le détails des accidents ci-dessous.
3 novembre 1943, 07190 Marcols-les-Eaux Un bombardier anglais heurte le rocher de Bourboulas. Six morts, un survivant
13 mai 1948, 07210 Saint-Bauzille Un avion de tourisme touché par la foudre A son bord : Katleen Kennedy, soeur de JFK
13 janvier 1956, 07200 Saint-Maurice-d'Ardèche Mauvaise météo, deux avions militaires s'écrasent. Un mort
31 mai 1959, Borée Un Jodel fait du rase-mottes et s'écrase. Le pilote est grièvement blessé, le passager est tué.
31 décembre 1964, Chaudeyrolles Deux avions militaires volent à basse altitude et se crashent autour du Mont Mézenc. Les deux pilotes sont retrouvés morts.
18 mars 1968, 07410 Saint-Félicien Un Mirage et un Fouga Magister s'écrasent. Un mort, un blessé grave
31 octobre 1968, 07510 Cros-de-Géorand Mauvaise météo, crash d'un Fouga Magister Deux morts
Septembre 1969, Le Béage Deux morts
21 novembre 1969, Lachamp Raphael Le pilote perd le contrôle de son avion. Un passager meurt dans l'accident.
21 janvier 1971, Mézilhac Un bi-moteur s'écrase. 21 morts : des scientifiques et des militaires
Mai 1971, 43550 Saint-Front Mauvaises conditions météorologiques, crash d'un Cessna 4 morts
17 février 1972, Devesset Un avion de tourisme Deux morts
18 avril 1978, Montpezat sous Beauzon Mauvaises conditions météorologiques, crash d'un avion de tourisme Trois morts
6 septembre 1979, 07210 Saint-Vincent-de-Barrès Un avion militaire koweïtien Huits morts
24 septembre 1980, 07320 Saint-Agrève Un avion accroche les arbres de la forêt. Deux morts
28 mars 1984, Berzeme Un avion à réaction s'écrase. Un mort
Mai 1991, 43150 Les Estables Un Piper Appache s'écrase. Trois morts
14 août 1991, Chomerac Un hélicoptère heurte une ligne électrique. Un mort
26 décembre 1991, 07200 Lanas Un ULM décroche au décollage. Deux morts
6 septembre 1997, Sainte-Eugénie-de-Villeneuve Un monomoteur Deux morts
6 septembre 2000, 07450 Burzet Un C-130 Hercules #82 bombardier d'eau percute la montagne. Deux morts, deux blessés
13 octobre 2002, 07380 Jaujac Un ULM s'écrase. Un mort, une blessée grave
23 avril 2005, 07200 Rochecolombe Un Robin 300 Deux morts
20 août 2005, Valgorge Un avion s'écrase sur les pentes de Tanargue. Deux morts
28 décembre 2006, 07200 Saint-Sernin Deux morts

31 décembre 1964. Le village de Chaudeyrolles (Haute-Loire), isolé entre la forêt et le Mont Mézenc enneigé, se prépare à fêter la nouvelle année. Vers neuf heures du matin, le garde champêtre, M. Giraud, discute avec un riverain lorsque des bourdonnements s'invitent dans leur conversation.
Fumée noire
À l'horizon, trois avions militaires français, des F-104, approchent à basse altitude. Aux fenêtres des maisons, on admire le spectacle. Un instant plus tard, une énorme explosion résonne sur la montagne. Le garde champêtre lève les yeux : une boule de feu rougeoie dans le ciel. Puis une colonne de fumée noire se dresse sur la forêt. Deux des avions viennent de se percuter à 800 km/h et de tomber.
On alerte les brigades de gendarmerie voisines. Certains habitants chaussent leurs skis pour retrouver le point d'impact. Les plus courageux s'enfoncent dans le mètre de neige qui recouvre le Mézenc. Le vent d'hiver - la terrible burle - fouette les visages. Au bout de deux longues heures de recherche, ponctuées par les débris éparpillés des appareils, les secours finissent par atteindre les cadavres des deux pilotes, échoués à 200 mètres l'un de l'autre. Le premier sur le plateau de La croix de Peccata, au-dessus du village des Estables, le second dans la forêt de Chaudeyrolles.
Leurs corps sont presque intacts, encore attachés à leur siège éjectable qui n'a pas fonctionné. Les victimes, le Lieutenant Jacques Marie et le Sergent-Chef Guy Flamant, étaient parties de la base de Lahr, en Allemagne.
Sphères roses
Le lendemain, quelques journaux locaux titrent : « Deux morts dans le triangle maudit ». Un qualificatif que les lecteurs ont fini par connaître, à force d'accidents sur ce territoire menaçant, entre l'est de la Haute-Loire et l'ouest de l'Ardèche.
Depuis la seconde guerre mondiale, une trentaine d'oiseaux de fer s'est brisé les ailes sur les flancs impitoyables du Mézenc ou du Mont Devès, à 40 kilomètres de là. Mais ce n'est pas tout...
Le lendemain de l'accident des deux avions militaires, quelques villageois de la Haute-Loire et de l'Ardèche relatent d'étranges observations à la presse. La nuit précédente, au-dessus de la zone du crash, ils ont vu ou cru voir plusieurs sphères roses flotter dans le ciel...Des ovnis !
Etaient-ce des illuminations déclenchées pour le réveillon ? Ou les torches des militaires qui cherchaient à récupérer des munitions tombées des engins ? Ce genre de témoignages, qui va se multiplier au fil des décennies, accentue en tout cas le mystère du Triangle de la Burle.
Attraction magnétique
Sur ces terres superstitieuses, on s'interroge autour d'une malédiction. Pourquoi autant d'accidents ? Question d'autant plus troublante que dans les années 80, plusieurs témoins font état de nouveaux crashs... Et qu'on ne retrouve pas les carcasses d'avions !
Le journaliste de Haute-Loire Jean Peyrard y a consacré un livre en 1987, Le triangle de la Burle, repris par plusieurs émissions télévisées à sensation. De l'attraction magnétique aux ovnis en passant par les expériences militaires, les théories farfelues abondent sur Internet pour tenter de résoudre l'énigme. Mais la vérité est ailleurs...
Le triangle des Bermudes français : les explications Article du 3 octobre 2010 (www.lamontagne.fr)
Entre la Haute-Loire et l'Ardèche, ce triangle maudit a vu tomber de nombreux avions. Certains n'ont jamais été retrouvés.

17 décembre 1980, à Bains (Haute-Loire). Il est 14 heures lorsqu'un agriculteur, Victorien Graille, délaisse ses moutons pour observer le ciel. Dans les nuages, un petit aéronef blanc, avec une bande rouge, tangue aux abords du massif du Devès. Puis disparaît derrière la crête de la montagne enneigée. L'instant d'après, une colonne de fumée noire s'élève derrière les arbres.
Encore un crash. Encore une victime du triangle des Bermudes français. L'éleveur prévient la gendarmerie. Deux officiers ont déjà aperçu le nuage ténébreux. Le secteur est quadrillé, les brigades des environs partent à la recherche de l'épave. Des heures durant. Ils ne trouveront jamais rien.
Aucune disparition d'avion n'a d'ailleurs été signalée ce jour-là. Et pourtant, plusieurs habitants des hameaux autour de Bains ont vu, soit l'appareil, soit la fumée.
Deux mois plus tard, quelques villageois de Saint-Clément en Ardèche croient assister, eux aussi, à la chute d'un aéronef blanc à bande rouge. Le même. Et toujours rien au sol !
" Crashes de rien "
Entre les crashes d'avions en série, les observations d'ovnis et celles d'avions fantômes, le triangle de la Burle, situé entre l'est de la Haute-Loire et l'ouest de l'Ardèche, s'avère décidément un territoire troublant.
Les ufologues (ceux qui s'intéressent aux extra-terrestres) se sont d'ailleurs penchés sur le dossier depuis plusieurs années. Il est vrai que les affaires d'avions fantômes ressemblent comme deux gouttes de gazole aux récits d'ovnis. Dans le jargon, « on appelle cela des crashes de rien, explique Joël Mesnard, directeur de la revue ufologue Des lumières dans la nuit, fondée en Haute-Loire en 1958. J'en ai recensé 27 dans toute la France. » Sur Internet, certains adeptes de la théorie du complot rapprochent ces curieux évènements de manipulations militaires...
Pour Michel Pommier, vice-président de l'aéroclub du Puy-en-Velay, les illusions d'optique pourraient expliquer certaines apparitions célestes. « Cela peut être des ballons-sondes ou bien des météorites qui rentrent dans l'atmosphère ».
Pluies de sang
Le mystère ne date pas d'hier. Dans son livre Le triangle de la Burle, le journaliste local Jean Peyrard évoque des témoignages beaucoup plus anciens. Déjà, en 1420, des habitants du Puy avaient décrit un appareil en forme de croix (faut-il y voir l'influence catholique ?) moitié noir, moitié rouge qui évoluait dans le ciel pendant un quart d'heures. Les siècles suivants, plusieurs textes font état d'autres ancêtres de soucoupes volantes. Quand ce ne sont pas des pluies de sang, des pierres qui volent...
Mais pour Robert Cortial, un passionné d'histoire locale qui vit à Saint-Front, ces récits prennent leur source dans la culture régionale. « C'est la tradition d'ici qui a conditionné nos esprits. Depuis toujours, on raconte des histoires de sorcellerie, des maisons hantées... Du coup, il suffit de pas grand chose.
Adolescent, on me parlait d'un pont sur lequel passaient parfois des boules de feux. Un jour, je l'ai traversé...et je les ai vues dans l'eau ! En fait, c'était peut-être le reflet de phares ou de la lune. Mais dans ma tête, c'était forcément surnaturel... »
La vidéo : Le triangle des bermudes français : les...
Sources : www.lamontagne.fr
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